Modest Heroes ✨

Je viens tout juste de terminer le troisième et dernier court-métrage de cette petite trilogie de 50 minutes. Et en lisant quelques critiques, j’ai pu constater à quel point elles avaient tendance à tirer vers le bas. Ayant eu les larmes aux yeux, j’avais envie de remonter un peu la note.

Petit rappel si jamais tu n’es pas au courant : le studio Ponoc est aussi celui qui a produit Mary et la fleur de la Sorcière. Si l’animation te dit quelque chose, c’est certainement parce que ce studio est composé d’ancien membre du studio Ghibli.

Modest Heroes, pour t’en dire un peu mais pas trop non plus, ce sont des court-métrages qui nous parlent de l’héroïsme au quotidien, et ça rend ce volume très inspirant et touchant, puisqu’on ne parle pas d’héroïsme comme chez les super-héros.

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Le premier court-métrage s’intitulant Kanini & Kanino est une réalisation d’Hiromasa Yonebayashi, aka l’homme qui a aussi fait Mary et la fleur de la Sorcière, mais aussi Arrietty et le petit monde des chapardeurs et Les souvenirs de Marnie.

Le jeune Kanini et sa petite sœur Kanino sont encore des enfants aux yeux de leurs parents, mais à l’heure où la mère doit s’absenter, tous deux veulent épauler du mieux qu’ils le peuvent leur père, notamment pour la quête de nourriture. Mais quand Kanini commet une erreur menaçant sa vie, son père vole à son secours et est emporté parles courants marins. Kanino est effondrée, Kanini ne sait d’abord pas quoi faire… Pourtant, ensemble, ils vont décider de partir à la recherche de leur père, en espérant le retrouver vivant. Mais ces deux êtres tout petits seront-ils assez forts pour affronter l’immense poisson risquant de les dévorer ?

synopsis par manga-news.

L’animation est d’une beauté. Je l’ai regardé en mangeant, puis au final j’ai poussé mon plateau et j’ai posé ma tête devant.

En 20 minutes, j’ai eu le temps de contenir mes larmes. Il n’y a aucun dialogue dans celui-là, si ce n’est les enfants qui appellent leurs parents et inversement. Même si l’histoire est jolie, touchante, la force de celui-là est véritablement son animation et ses belles images.

C’est un chouette court métrage pour les plus jeunes que moi je pense. Notamment par son rythme qui sera certainement capable de les maintenir en haleine, avec un petit coup de stress plutôt mignon, et une jolie fin.

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Le second court-métrage lui se nomme Life Ain’t Gonna Lose, et a été réalisé sous les rennes de Yoshiyuki Momose.

Petit garçon de primaire, Shun doit vivre quotidiennement avec son allergie à l’oeuf, une allergie si grave qu’il pourrait être tuée par un simple contact avec un camarade de classe ayant mangé de l’oeuf dur avec ses mains. La situation est forcément complexe : il faut faire attention à tout, surtout aux aliments où l’oeuf est omniprésent. Mais dans ce quotidien souvent éprouvant et où il tâche de vivre normalement, l’enfant peut, en permanence, compter sur le soutien et l’attention de sa mère.

synopsis par manga-news.

C’est bien la première fois que je vois une allergie comme sujet et danger dans un film d’animation. Ça m’a surprise, agréablement surprise.

Puisque si je n’ai pas été touché par le coup de crayon et l’animation, la force de ce court-métrage réside à mes yeux dans son histoire et Shun (en tant que personnage).

C’est celui qui m’a le plus tendu et mis les larmes aux yeux. Je ne voulais pas que Shun meure à cause d’un oeuf. J’ai été très t tendue lors du dernier évènement, la larme a été retenue in extremis. Shun est un personnage vraiment touchant dont on a envie de le voir se battre, et guérir.

Ceci dit, j’ai peur qu’un bon nombre de personne passe à côté de cette histoire dû à son animation plutôt simpliste (comparé au court-métrage que l’on voit juste avant, qui a quelque chose de très ghibliest…).

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Le dernier court-métrage de cette série porte le titre Invisible, et est réalisé par Akihiko Yamashita, qui a travaillé sur Le Château Ambulant, Arrietty et le petit monde des chapardeurs ou encore Les Contes de Terremer en tant que character designer.

Dans une grande ville froide, un homme travaille, se déplace en scooter, mange, va au magasin, veut retirer de l’argent au distributeur automatique… Que des éléments classiques du quotidien, en somme. A ceci près que notre homme est invisible. Si invisible que même en portant des lunettes, des gants, des vêtements, personne ne le calcule. Quand il ramasse le crayon d’une collègue, aucun merci. Quand il va au magasin, personne ne le remarque, et quand il voit la gérante courir vers lui c’est pour aller voir quelqu’un d’autre derrière. Quant aux machines… hé bien, les portes automatiques ne le détectent pas, et les distributeurs de billets ne captent pas sa présence. Ah, et si vous vous demandez pourquoi l’homme se promène avec un extincteur, c’est simple : il est si invisible aux yeux de tous et de tout que s’il n’a pas quelque chose de lourd avec lui, il s’envole dans les airs… Dans ces conditions, dans ce combat permanent, finira-t-il par exister ?

synopsis par manga-news.

Le synopsis de ce court-métrage est terrible, puisque très commun et adaptable à nos vies : on suit un homme littéralement invisible puisque personne ne le considère en société.

L’histoire est plutôt sombre jusqu’au retournement de situation, qui fait du bien au cœur et que j’ai attendu avec impatience durant les quinze minutes.

C’est qu’il m’a fait de la peine, à ne pas exister aux yeux des autres. Non pas que j’estime que le regard de l’autre est absolument nécessaire pour vivre, non, c’est plutôt une question de considération. Je pense que c’est lourd de ne pas avoir de bonjour lorsque tu achètes quelque chose, et que le monde passe son temps à t’ignorer.

Le retournement de situation m’a fait souffler et m’a allégé le cœur. Ceci dit, ce métrage là reste celui qui m’a le moins touché même si il est pleins de qualités.

Le studio Ponoc a annoncé en mars 2018 qu’il sortirait les « Ponoc Short Films Theatre », des séries de court-métrages comme Modest Heroes (qui en est le premier volume). On peut donc s’attendre à en voir d’autres fleurir, et personnellement j’ai hâte de voir ce qu’ils vont nous proposer dans le chouette monde qu’est celui de l’animation.

D’ailleurs, si tu désires en savoir plus sur nos trois réalisateurs ci dessus, manga news en a fait un bon petit article qui le présente bien ici. (Oui, tu noteras que manga news est souvent ma bible.)

xx Aliks

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