Kiki la petite sorcière, une douceur pleine de ressources

Et quand je dis « une douceur pleine de ressources », c’est pas juste pour faire un titre crâneur.

Je fais de l’anxiété, ce n’est une surprise pour personne, mon corps est composé de 80% d’anxiété et 20% du reste, un pourcentage qui varie en fonction de la période et des évènements. Quoiqu’il en soit, ce film est une véritable bouffée d’air frais pour quelqu’un comme moi, et je veux te dire pourquoi.

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Kiki, comme toute apprentie sorcière, se doit de quitter les siens à l’âge de 13 ans pour s’installer dans une ville qui n’a pas encore de sorcière. Accompagnée de son chat Jiji, et aux commandes du balai volant de sa mère, elle va donc devoir faire l’apprentissage de la vie en essayant de s’intégrer à un nouvel environnement pas forcément favorable. Après avoir dégotté une ville en bord de mer et trouvé refuge chez une boulangère, Kiki met en place un service de livraison rapide afin d’utiliser son seul pouvoir, son balai volant…

Pépite du studio Ghibli par le réalisateur Hayao Miyazaki, ce film sorti en 1989 est une réecriture du livre éponyme d’Eiko Kadono (d’ailleurs fact : au début elle détestait ce que Miyazaki avait fait de son œuvre.) Nouvelle que je n’ai pas eu encore la chance de lire, mais j’y compte bien un jour. By the way, les éditions Ynnis ont sorti le premier tome plus tôt dans l’année.

Kiki la petite sorcière, c’est un peu un film sur l’indépendance, la recherche et remise en question de soi, et on peut y voir des messages différents en fonction de la grille de lecture qu’on lui applique. Ce que j’entends par différentes grilles de lecture, c’est qu’on peut lire dans ce film : l’entrée dans la vie active, la persévérance, le fait de se trouver et de s’inscrire en société, mais j’ai aussi vu des personnes y lire la dépression, l’adolescence, et certainement d’autres choses encore. C’est un film qui peut s’adapter à beaucoup de situations courantes.

L’œuvre est plutôt lente et contemplative, on suit le parcours de Kiki lors de son départ de la maison jusqu’à son intégration en société dans une grande ville. J’ai été touché par sa douceur, et la force de caractère de Kiki, qui pour ses treize ans, est pleine de ressources et ne baisse jamais les bras. Elle est une leçon de vie à elle seule à mes yeux.

Buta Connection écrivait : « le vol est une triple métaphore, évoquant aussi bien l’indépendance, la solitude ressentie lorsqu’on est différent, que le talent sous toutes ses formes » et je trouve ça particulièrement vrai.

Les rapports de la protagoniste avec les autres personnages sont fréquemment bienveillants et montrent l’importance de prendre du temps pour soi, et pour les autres (je pense notamment à tous les échanges entre Kiki et Osono, puis Kiki et Ursula). Et toute cette tendresse, bienveillance, douceur (ce que tu veux quoi), ça me fait du bien.

C’est un film qui me fait voir le bon chez les gens et dans les situations. Kiki est terriblement inspirante et le fait qu’elle ait treize ans ne me bloque pas pour la prendre comme modèle parfois. Une vraie source de motivation lorsque j’ai des périodes down.

C’est un film que j’aime recommander à tout âge (enfin sauf les bambins quand même faut pas déconner), puisque comme je l’ai dit plus haut, son histoire s’adapte en fonction des âges et des expériences.

 

Bonus :

★ un article de Daily Geek Show avec 19 anecdotes sur Kiki la petite sorcière.

 

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