Zweig, de Vigan, Wilde, Nosaka & Rupi Kaur #3

Salut !

I’m back again avec un petit billet sur mes dernières lectures ! Je ne te cache pas que j’adore ces articles parce que j’adore les livres et parler de livres.

Let’s get started !

 

  • Le joueur d’échecs, Stefan Zweig.

Résumé :

« Czentowic, champion d’échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu’à l’entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s’intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.

Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l’intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement.

Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d’œuvre de composition, Zweig s’intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l’esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile. »

C’était toujours aussi bien écrit. (J’ai déjà lu Lettre d’une inconnue et Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Zweig.) Il est court et très prenant psychologiquement, quand on le commence, on veut tout lire et très vite. Mais prenant psychologiquement = aussi fatiguant. J’étais vide en le terminant, j’avais donné toute mon énergie dans cette partie d’échecs.

Ce n’était pas mon préféré parmi ceux que j’ai lu, mais ça n’en reste pas moins une très bonne lecture.

 

  • Jours sans Faim, Delphine de Vigan.

Résumé :

« Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus reconnaître.
Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre et mourir. »

Quelle lecture. Elle est d’autant plus terrible quand tu te mets à la place de la protagoniste. Cette pépite parle d’une femme atteinte d’anorexie, et de son hospitalisation.

C’était très prenant, plutôt court, avec un style d’écriture très fluide. Malgré le sujet plutôt lourd, je l’ai lu très facilement.

Si tu es concerné•e et empathique, ce livre peut te toucher et te faire un peu de mal, sois prudent•e.

Hormis ça, je le recommande chaudement.

 

  • Le Portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde.

Résumé :

« Dorian Gray, un homme d’une extrême beauté, a fait un voeu : garder pour toujours sa beauté tandis que son portrait subit le fardeau de ses pêchés. »

Mon plus gros coup de coeur de ces dernières lectures. Une lecture dite « classique » que je n’avais jamais pris temps de lire malgré sa bonne réputation.

J’ai trouvé le style magnifique, et je pèse mes mots. J’ai été prise dans ce roman, et je ne voulais pas le terminer.

Ce livre aborde la question de la morale, parle d’art et d’esthétisme. Il est accessible à lire, mais certaines de ses réflexions le sont moins (accessibles).

Certainement un de mes livres préférés désormais, pour toutes ses belles phrases, et ses réflexions qui m’ont poussées à réfléchir.

 

  • La Tombe des Lucioles, Akiyuki Nosaka.

Résumé :

«C’est avec ces deux récits admirables et particulièrement bouleversants, couronnés en 1968 par le prix Naoki, l’une des plus hautes distinctions littéraires, que Nosaka conquit la notoriété. Peu de temps auparavant, Mishima avait applaudi à son premier roman, « Les Pornographes, roman scélérat enjoué comme un ciel de midi au-dessus d’un dépotoir ».

« La Tombe des lucioles, visionnaire et poignant : l’histoire d’un frère et d’une sœur qui s’aiment et vagabondent dans l’enfer des incendies tandis que la guerre fait rage et que la faim tue. Voici une prose étonnante, ample, longue, proustienne dans le sens qu’elle réussit à concentrer en une seule phrase des couleurs, odeurs et dialogues, mais prose très violente, secouée de mots d’argot, d’expressions crues, qui trouvent ici une beauté poétique et nouvelle, d’images quasi insoutenables – prose parcourue d’éclairs » (Diane de Margerie). »

C’est le roman qui a inspiré le film Le Tombeau des Lucioles du studio Ghibli.

C’était poignant et très cru. Une lecture qui ne conviendra pas à tout le monde dans sa dureté. J’ai manqué de lâcher une larme, et ça ne m’arrive jamais devant un livre. Le roman fait 50 pages, mais ce sont 50 pages d’événements terribles.

Je pense le relire, parce que je l’ai lu dans une sorte d’excitation, et c’est une oeuvre qui mérite d’être lue calmement.

Note : c’est un roman semi-autobiographique : ce qui le rend encore plus dur.

Très beau, mais ne peut pas être lu par tout le monde.

 

  • Milk and Honey, Rupi Kaur.

Résumé :

« voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma sueur et mon sang
de vingt et un ans
voici mon coeur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison »

Bon déjà je l’ai lu en anglais, mais je t’ai tout de même mis le résumé en français. J’ai pas particulièrement aimé, je trouve qu’il y a de bonnes idées (l’esthétique du bouquin en général par exemple). C’était très accessible, mais trop simple à mes yeux. Cette oeuvre est considérée comme de la poésie, mais je ne la considère par comme telle à titre personnel, je vois plutôt ça comme un journal intime. Rupi Kaur a tenté quelque chose, et ça n’a pas fonctionné avec moi.

 

C’est tout pour aujourd’hui ! On se retrouve plus tard pour un article un peu différent et que j’ai beaucouuuuup préparé. En attendant, tu peux aussi me parler de tes lectures, ou réagir au miennes !

Prends soin de toi !

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